Fort en Musique

Exposants à Fort en Musique

Petits formats autour de trois femmes artistes,
Clémence Laparra Py, Viktoria Koval et Anne Guy

Clémence Laparra Py est une artiste illustratrice, graphiste indépendante qui travaille localement depuis son atelier à Auxelles-Haut, dans le Territoire de Belfort. Elle a étudié à l’école d’Art de Dijon et a décidé d’exercer sa passion depuis un an et demi après de nombreuses expériences dans différents domaines. Elle dessine principalement des inspirations du quotidien et de la nature, au stylo noir, crayons de couleur mais elle explore également tous les moyens d’impressions, comme la sérigraphie et la gravure, qui permettent une grande indépendance dans la réalisation de petites séries (@clemencelaparrapy)

Viktoria Koval est une artiste, photographe qui travaille à Belfort, depuis son atelier. Née en Estonie, elle a étudié à Tallin l’art, la photographie et la communication. Elle vit et travaille en France depuis dix ans et s’est installée à Belfort depuis huit ans. Elle photographie le quotidien avec une précision et une poésie magnifiques. Elle travaille actuellement sur un projet d’un an, de photos quotidiennes sur format polaroid (@februarytofebruary ou encore @negruta). Elle dessine énormément à la craie, au crayon ou encore à l’encre.

Anne Guy est une artiste, graphiste et brodeuse qui vit à Chaux et travaille à Belfort, elle exerce sa passion à travers les mots et les gestes poétiques du quotidien. Elle dessine, coud, brode, peint, colle, assemble. Toutes les techniques manuelles, artisanales la passionnent. Les mots et la nature la guident à travers ses créations. Elle a étudié à Besançon le graphisme et l’art avant de s’installer à Belfort (@nampoux).

Georges Epp est photographe

Depuis sa plus tendre enfance, il a toujours été attiré par la photographie. Il aime se cacher, disparaître pour mieux intégrer l’intimité ou immortaliser la surprise. Georges Epp précise : « c’est un pur bonheur de capturer sur l’instant ces moments de vie. J’aime jouer avec ce que je vois, la photographie est le prolongement de mon regard, une observation tout simplement. Je ne retouche pas mes photos et les préfère laisser telles quelles ». Belfort (@nampoux). »

En tant que photographe de plateau, c’est en toute discrétion qu’il a figé ces instantanés de spectacles et de créations artistiques avec la comédienne Marie-Christine Barrault Au-delà de l’horizon, la chanteuse Guesch Patti, le comédien François Marthouret, l’accordéoniste Pascal Contet, la chorégraphe et danseuse Jin Xing, le vidéaste Miguel Chevalier L’Origine du monde en tournée à Istanbul, Berlin, Maubeuge, Lyon, la violoniste Anne Gravoin et Le Travelling & Pascal Contet Influences latines, l’accordéoniste Yvette Horner & Pascal Contet Double Jeux ou encore les défilés haute couture du créateur Frank Sorbier.

Jacques Monnin, photographe peintre

Les portraitistes, qu’ils soient d’abord peintres puis photographes ont toujours eu l’ambition de rendre compte de manière la plus objective possible de la réalité de leurs modèles ou de l’image qu’ils souhaiteraient donner d’eux-mêmes à des fins souvent stratégiques. On imaginait même que le portraitiste pouvait saisir l’âme de son modèle. S’inspirant de la mode du XIXe siècle des cartes postales colorisées, Jacques Monnin emprunte aux deux techniques principales du portrait : la photographie d’abord puis la peinture ensuite. Mais, dans son travail, la photographie perd son statut privilégié de soi-disant révélateur de la réalité de l’identité. C’est la peinture qui vient exacerber la personnalité du modèle, dire qui il est vraiment dans l’instant, révéler la fantaisie ou la mélancolie profonde et dévoiler un pan de son identité. De la photographie, il ne retient que l’instantanéité de l’image, ce qui autorise le modèle à dévoiler une fragilité ou une grâce temporaire sans le figer dans cet état. Le prisonnier d’un instant est la femme libre de l’instant d’après. Jacques Monnin autorise à ne donner à voir de soi qu’un fragment coloré et à garder son âme pour d’autres qui « prennent » des photographies sans jamais les rendre.
CF

Christophe Bohême, photographe

Insolite, généreux, chatoyant, vibrant, étincelant, mille reflets inattendus à partir de sujets de la vie quotidienne. Oui, c’est l’inattendu qui frappe le regard lorsqu’il se laisse aller à contempler ces photographies. Photographies ? Tableaux ? Ou, plutôt, passage imperceptible de l’une à l’autre de ces deux options. De fait, sommes-nous réellement appelés à trancher entre elles-deux ? Ou bien, n’est-ce pas davantage appel à laisser flotter notre incertitude et nous laisser porter par ce que Christophe Bohème nous offre ? Au détour d’un chemin, d’une rivière, d’une fontaine, d’une rue, d’une grume, tout en se promenant sans programme, voilà qu’un instantané saisit un petit détail du tout-venant de la vie des hommes, et que la pellicule révèle un reflet fugace du mystère du cosmos en son dynamisme. Transfiguration de la banalité. La suggestion est au bord de chacune des images, sans imposer au regard une décision : la route est libre pour rêver, pour contempler et se laisser envahir par sa résonance intérieure propre. Appel à aller plus loin, au-delà. Vie à l’état natif dès le moment de l’instantané et qui se poursuit jusqu’au moment où l’on dit au revoir à l’image, l’emportant pourtant quelque part en soi, pour la laisser naître encore à son œuvre. Merci à Christophe Bohème pour cette invitation.
Théodore Stusi

Thierry Liégeois, sculpteur

Thierry Liégeois poursuit dans ses recherches une réflexion sur le présent tel qu’il nous encombre et non tel qu’on le rêverait. Pas de grands récits dans son travail, pas non plus de rendez — vous cale avec l’Histoire, mais toujours une émancipation latente, loin du réenchantement qu’on nous sert a toutes les sauces. L’œuvre est pour lui un travail, parce qu’elle malaxe nos représentations et nos certitudes bien sur, mais aussi parce que la dimension physique que ce mot recouvre — l’implication du corps de l’artiste engage dans l’accomplissement de quelque chose — prend un sens très spécifique lorsque l’on sait qu’il a lui-même travaille quelques années comme tourneur-fraiseur dans une usine. Il cherche, comme il le dit lui-même, « à rester libre » : que ce soit dans les sujets abordes ou dans les matériaux convoques dans ses œuvres, il s’applique a échapper aux classements, aux catégories confortables qui pourraient ranger son travail. Ses pièces, généralement construites sur des symboles et référents qui s’entrechoquent, adoptent une position critique — parfois avec humour — sur les différences de classe et sur les fractures sociales et esthétiques dans lesquelles nous vivons.
Gaël Charbau

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